Le steppage est une paralysie des muscles releveurs du pied causée par une atteinte nerveuse, musculaire ou radiculaire. La réalisation d'un EMG permet de localiser précisément la lésion et de déterminer la cause du trouble afin de mettre en place un traitement adapté. Cet examen est indispensable pour différencier une simple compression nerveuse d'une pathologie neurologique plus complexe.
Qu'est ce que le steppage : définition et reconnaissance du pied tombant

Le steppage désigne une anomalie spécifique de la marche résultant d'un déficit moteur localisé. Cliniquement, il se manifeste par une paralysie des muscles releveurs du pied, dont le muscle tibial antérieur est le principal acteur. Lorsque ces muscles ne parviennent plus à maintenir le pied à l'horizontale ou à le relever.
Les causes neurologiques du steppage : nerf fibulaire ou racine L5
L'analyse clinique du steppage impose de distinguer l'origine précise du dysfonctionnement nerveux. En neurologie, nous opposons généralement les atteintes centrales, localisées au niveau du cerveau ou de la moelle épinière, aux atteintes périphériques, touchant les racines nerveuses ou les nerfs eux-mêmes. Ces dernières représentent la majorité des cas rencontrés en consultation.
La cause la plus fréquente est l'atteinte du nerf fibulaire commun (anciennement nerf sciatique poplité externe) au niveau du col de la fibula. Situé de manière superficielle à la face latérale du genou, ce nerf est particulièrement exposé aux compressions externes. Une position assise jambes croisées prolongée, un appui prolongé lors d'une intervention chirurgicale ou le port d'un plâtre trop serré peuvent provoquer une paralysie focale. Dans ce cas, le déficit concerne spécifiquement les muscles de la loge antérieure et latérale de la jambe.
Une autre étiologie majeure est la radiculopathie L5, souvent consécutive à une hernie discale lombaire ou à un canal rachidien étroit. Qu'est-ce que le steppage L5 ? Contrairement à l'atteinte du nerf au genou, le steppage L5 résulte d'une compression de la racine nerveuse à sa sortie de la colonne vertébrale. La distinction est subtile mais fondamentale : une atteinte L5 s'accompagne fréquemment d'une faiblesse des muscles abducteurs de la hanche (moyen fessier) et peut s'associer à une douleur lombaire irradiant sur le dos du pied.
Dans le cadre d'un steppage, il est également impératif d'envisager des pathologies plus rares mais graves. Une faiblesse des releveurs peut être le signe inaugural d'une Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot) ou résulter de neuropathies inflammatoires chroniques. Cette expertise diagnostique permet d'orienter rapidement le patient vers un examen électromyogramme (EMG) afin de confirmer le site lésionnel et d'éliminer ces atteintes systémiques.
Le rôle du neurologue face à un déficit des releveurs

Face à un déficit des muscles releveurs, ma priorité au cabinet du 16ème arrondissement est de retracer avec précision la chronologie de l'anomalie. L'interrogatoire constitue une phase fondamentale. Il permet de déterminer si l'installation a été brutale, ce qui oriente souvent vers une compression nerveuse aiguë ou un traumatisme, ou au contraire progressive, suggérant une pathologie neurodégénérative ou inflammatoire.
La recherche de signes associés est déterminante pour le diagnostic différentiel. La présence de douleurs lombaires irradiantes, typiques d'une sciatique L5, est systématiquement recherchée. De même, la localisation exacte de fourmillements ou de paresthésies aide à distinguer une atteinte du nerf fibulaire d'une lésion radiculaire plus haute. Une vigilance absolue est accordée à l'élimination des urgences chirurgicales, notamment le syndrome de la queue de cheval, qui se manifeste par des troubles sphinctériens ou une perte de sensibilité périnéale.
Cette expertise clinique est le pilier d'un diagnostic neurologue rigoureux. Elle permet de valider la nécessité technique de l'examen.
L'EMG : l'examen de référence pour localiser l'origine du steppage

Une fois la suspicion clinique établie lors de la consultation, l'étape suivante consiste à objectiver la lésion par une exploration fonctionnelle rigoureuse. L'électromyogramme constitue l'examen de référence pour confirmer l'atteinte nerveuse et, surtout, pour en préciser la topographie exacte. L'enjeu est de distinguer une compression locale d'une atteinte radiculaire plus profonde, deux situations dont les prises en charge diffèrent radicalement.
L'examen EMG permet d'évaluer avec précision la sévérité du déficit. En mesurant la perte d'axones, le neurologue peut déterminer si le nerf est simplement ralenti par une compression transitoire, ce que nous appelons un bloc de conduction, ou s'il présente des signes de dénervation active. Cette distinction est cruciale pour établir un pronostic de récupération motrice.
Diagnostic différentiel : quand le problème n'est pas uniquement nerveux
Il arrive que l'exploration du système nerveux périphérique ne révèle aucune anomalie directe sur le trajet du nerf fibulaire ou de la racine L5. Dans ces situations, le neurologue doit envisager des étiologies centrales ou purement musculaires. Une atteinte cérébrale, telle qu'une séquelle d'AVC ou une poussée de Sclérose en Plaques, peut en effet perturber la commande motrice et induire un pied tombant. Lors de l'examen, la mise en évidence de vitesses de conduction nerveuse parfaitement normales et d'une absence de signes de dénervation périphérique oriente le diagnostic vers une pathologie du système nerveux central, nécessitant souvent une imagerie cérébrale ou médullaire complémentaire.
À l'inverse, le déficit peut trouver son origine dans le tissu musculaire lui-même. Certaines myopathies distales se manifestent initialement par une faiblesse isolée des muscles de la jambe. L'enregistrement par aiguille montre alors des potentiels d'unité motrice très brefs, polyphasiques et de faible amplitude, caractéristiques d'un processus myogène plutôt que neurogène. Cette distinction est cruciale pour éviter des erreurs d'orientation thérapeutique, comme une chirurgie lombaire inutile.
Prise en charge et récupération : du diagnostic au traitement
Une fois les conclusions de l'examen établies, la stratégie thérapeutique s'articule autour de la cause identifiée et de la sévérité de l'atteinte axonale. La priorité immédiate dans l'approche du Dr Hugo Yaïche est de sécuriser la déambulation pour prévenir les chutes. Le port d'une orthèse, communément appelée releveur de pied, est souvent indispensable durant la phase de récupération. Ce dispositif maintient le pied à angle droit, compensant la paralysie des muscles releveurs et fluidifiant la marche.
La vitesse et la qualité de la récupération dépendent étroitement de la nature de la lésion documentée lors de l'exploration des pathologies diagnostiquées par EMG. Si une simple compression (neuropraxie) peut guérir en quelques semaines, une atteinte avec perte d'axones nécessite un délai plus long, lié à la repousse nerveuse lente. Le suivi après un examen électromyogramme (EMG) permet d'ajuster ces perspectives et d'adapter le projet de soins au potentiel de régénération de chaque patient.
Understanding the origin of foot drop is the first step toward effective recovery. While the symptoms are clear, the neurological cause requires a detailed investigation; this makes the EMG an indispensable tool for accurate diagnosis. If you want expert help in managing these neurological challenges or wish to understand the diagnostic process better, I am here to guide you. You can learn more about my medical practice and expertise on the À propos page, where we can begin addressing your specific health needs.


